Il était une fois ONÜRB.
Il voyage autour du monde pour trouver la réponse à la question : A quoi cela rime ?
Depuis qu'il a marché, il recherche. Dès qu'il a parlé, il pense. Et depuis qu'il écrit, il imagine. Mais depuis qu'il lit, il vit. Il a rencontré des gens, des idées, des penseurs, des philosophes, des religions et aucun, aucune ne lui ont apporté une réponse satisfaisante.
Seul une clef apparaissait commune à toutes ces réponses. La réponse est à l'intérieur de chacun et chacune. Peu satisfaisant ! N'est-il pas ?
Puis de moments tristes en moments joyeux, de conversation en passion, la vie le ramène toujours à cette question : A quoi ?
Cet été là, trop d'amis de son jeune âge moururent.
C'en est trop, que m'ont-ils tous appris, que leur ai-je offert ?
Ce « sadu » disait une chose intéressante, aussi mauvais, aussi imparfait homme saint qu'il a été. L'humain naît puis additionne, pour soustraire, multiplier et en fin diviser la connaissance de toutes ses expériences.
Cet hindou m'intrigue, je ne pense pas exactement comme lui, je crois que l'on additionne, divise, multiplie et soustrayons à la fin de nos vies, ou bien encore d'autres pensent qu'ils additionnent, multiplient, divisent et soustraient, ou encore !?
Cela dépend si l'on est spirituel, intellectuel, scientifique, philosophe, empirique ou simplement croyant.
Et qu'en est-il des autres combinaisons...soustraire, additionner, diviser, multiplier...multiplier, additionner, soustraire, diviser, et que sais-je d'autre, diviser, additionner, soustraire multiplier... J'ai l'impression que cette réponse n'a pas de fin et qu'en est-il de la relativité inconnue : destiner ? Toutes ses choses qui existent peut-être et auxquelles nous ne pensons pas ou prou ou mal ou...
Si l'addition représente l'humain, la division : l'animal, la multiplication : le végétal, la soustraction : le minéral, et la destination : la relativité inconnue de l'existence, nous avons là les éléments de la condition universelle et non uniquement humaine, comme trop d'idéalistes le croient. Un ensemble de cinq formes d'existences comptant vingt-quatre orientations possibles, soit cent vingt réponses rationnelles. Le tout sans tenir compte des valeurs qui multiplient chaque réponse en une infinités de possibilités toutes différentes et vraies, oui : pour être.
Dans cet univers où tout est équation, nous sommes la question et la réponse, seul le calme peut nous permettre de répondre. Sinon vous bougez, mais vous ne vivez pas, si vous n'êtes pas conscient du miracle de la vie, de l'amour, de la paix.
Et ONÜRB vécu longtemps, heureux, en harmonie avec les autres, en paix avec lui-même.
La réponse est : tout est possible, l'impossible n'existe pas.
ONÜRB 2002
